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Comment les hommes vivent-ils la rupture ?Samir, 55 ans ne réalise pas ce qui lui arrive. Sa femme demande le divorce avec tout le cortège de procédures, d'avocats. Les enfants sont tout aussi choqués que lui mais rien n'empêche sa future ex-épouse de se séparer. Il se renferme complètement dans la solitude et l'alcool. La boisson est sans doute un boulet qui l'aura suivi toute sa vie maritale. Il souhaite en finir avec la bouteille et vient de commencer une psychothérapie. Les hommes réagissent différemment face à la situation de rupture, celle où ils sont les exclus, les rejetés. Le sentiment de rejet qui en découle est souvent bien plus mal vécu que par les femmes. Les femmes ont l'habitude de s'occuper d'elles, physiquement et moralement, elles sortent plus facilement du premier choc. Le partage et les discussions sur les relations amoureuses entre femmes vont aussi les aider comme dans une thérapie de groupe. Les hommes ont plutôt tendance à se replier sur eux-mêmes, à vivre la rupture comme un affront personnel, une blessure que leur ego ne saurait afficher. Ils ne font pas grand cas en groupes masculins de leur situation matrimoniale et souvent le réconfort va se trouver dans le l'excès de travail, d'alcool et parfois de drogues. En somme les hommes sont beaucoup plus inconsolables que les femmes. La nostalgie de leur relation ancienne les submerge au point qu'ils sont incapables d'en envisager une nouvelle. Paradoxalement, l'être qu'ils chérissent dans leur esprit après la rupture est bien loin de la réalité qu'ils ont connu pendant leur relation. Ils idéalisent la personne, en font une représentation mentale complètement disproportionnée et cultivent des sentiments qu'ils étaient incapables de montrer pendant leur relation. Beaucoup plus que les femmes les hommes commencent leurs relations avec des représentations déformées du couple. Ils héritent de modèles familiaux dont ils interprètent les principes de manière erronés. Souvent le complexe d'oedipe n'est pas encore résolu. Alors que les femmes perçoivent avec leurs premières relations sexuelles, que leurs pères ne seront pas leurs maris. Les hommes eux, espèrent inconsciemment réaliser ce qui leur a toujours été interdit, c'est à dire trouver dans leur future compagne, l'égal de leurs mères, et devenir ainsi père à la place de leur père. Ils perçoivent tellement leurs parents comme les modèles parfaits, qu'ils exigent de leur couple qu'ils suivent les même préceptes. Ainsi un homme qui a vu son père boire, s'adonnera à la boisson sans complexe, s'il a vu son père battre il sa femme, sera dur avec son épouse... et sans aller jusqu'à ses attitudes tragiques, il suffit que son père ait imposé les soirées foot à la maison pour qu'il agisse de même au détriment de sa femme qui finira par se sentir délaissée. Il suffit qu'il ait vu son père se tuer à la tache, à l'usine ou au bureau au détriment de la vie familiale pour qu'il érige le travail au degré suprême de l'évolution humaine en oubliant les besoins affectifs de sa femme et de ses enfants. Pourtant c'est sans aucun doute ignorer que les moeurs évoluent, que les situations sociales changent, que les femmes de plus en plus indépendantes ne se laissent plus imposer des comportements machistes aussi facilement que leurs mères. C'est ne pas prendre conscience que le travail n'est pas la source unique de l'épanouissement personnel et familial même s'il y contribue par l'apport de revenus. L'illusion de l'amour fusionnel calqué sur le modèle parental est souvent la source de malentendus qui finissent par exploser le jour où l'épouse ne sent plus obligé de suivre ce modèle. Au final, plus tôt l'homme effectue la prise de conscience de l'inadéquation de ses désirs inconscients avec la réalité d'une véritable relation amoureuse, plus il aura de chance de ne pas finir sa vie seul. Posté le : 2007-09-19 D'autre articles sur la séductionSéduire en boite de nuit l'histoire de la saint-valentin Apprenez à sélectionner les couleurs qui vous mettent en valeur Etes-vous en mode Retour au sommaire |






